bayal

L’île de Gorée. C’est dans ce lieu figurant sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO qu’Omar et Moustapha Bayal Sall ont grandi, au sein d’une famille nombreuse (onze enfants). Dans la baie de Dakar aussi, que les frangins ont commencé à taper dans le ballon. Avec des fortunes diverses.

« « Mouss » a toujours plus respecté le foot que moi, raconte ainsi Omar. J’étais toujours dans les prises de tête. On m’a interdit d’y jouer car je créais tout le temps des problèmes. » En conséquence, le plus âgé des deux (35 ans) est parti calmer ses nerfs sur les terrains de basket, l’un des trois sports tenant le haut du panier à Gorée (avec le football et la natation).

Le « p’tit frère », pas mauvais non plus lorsqu’il s’agit de tâter la balle orange, resta, lui, focalisé sur le jeu à onze. « Il était le plus motivé de tous les jeunes de l’île. À Gorée, il y a beaucoup de monde, les filles et tout, mais franchement, il a travaillé dur. »

La fierté de l’aîné

Bayal Sall (30 ans) en récolte les fruits depuis bientôt une décennie à l’AS Saint-Étienne, plus réceptive que l’OM durant l’été 2006. Si l’aventure du défenseur sénégalais avec les Verts, entrecoupée d’un prêt de six mois à Nancy (2012), est faite de hauts et de bas, elle a de quoi rendre « vraiment fier » son aîné. « Le voir réaliser ses rêves, jouer en Ligue 1… Il n’y a rien à dire, c’est un exemple. »

Alors, quand l’occasion se présente, Omar Sall, devenu ailier fort à l’Union Rennes (N2), n’hésite pas à avaler les kilomètres pour supporter son protégé. À défaut de s’appeler Pascal, le basketteur joue toujours le rôle de grand frère. « Même si j’étais président de la République, les choses ne changeraient pas. Nous entretenons une superbe relation. »

L’expert en dunk se rendra en voisin au Roazhon Park, jeudi, afin d’assister aumatch Stade Rennais-ASSE (21 h). Malgré toute l’affection pour sa ville d’adoption, « la famille passera avant tout ». Une victoire stéphanoise – ou, au pire, un partage des points – est donc espérée. Cela casserait les habitudes. « À chaque fois que je vais à Saint-Étienne, soit les Verts prennent cher (sic), soit ils font match nul… »

 

Source: http://www.20minutes.fr/rennes/1779431-20160203-srfc-asse-moustapha-bayal-sall-grand-frere-omar-chacun-balle

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