L’île de Gorée à Dakar au Sénégal accueillera du 25 au 27 novembre prochain la 8ème édition du ‘’Gorée diaspora festival’’,  De quoi peut-il bien s’agir ?

Créé en 2004, ‘’Gorée diaspora festival’’ est le fruit d’efforts conjugués entre des associations et la municipalité de Gorée, qui ont eu à cœur de pérenniser la double vocation de l’île, lieu de rencontres des cultures et de rapprochement des peuples.

L’on se souvient ainsi que Gorée, appelée île mémoire, est une véritable  terre de rencontres, et on lui reconnait  le rôle de carrefour universel qui permet par la même occasion de  réconcilier le contient africain avec sa diaspora.

Peut-on oublier que sa renommée internationale lui vient de la traite négrière ? Assurément non car la Maison des esclaves et la porte du « Voyage sans retour » sont bien là pour nous le rappeler.

« Gorée Diaspora Festival » s’est donc donné pour ambition d’allier la mémoire et la culture pour raffermir la paix et la réconciliation entre les peuples,  c’est en toute simplicité une célébration de l’Afrique, le continent de l’espoir, sa diaspora et le monde dans toute sa diversité.

La huitième édition sera placée sous le thème ‘’Mémoire et résilience, du passé au présent, quelles solutions aux fractures des sociétés humaines ?’’,

Elle devrait permettre aux Africains ainsi qu’à leurs diasporas d’exprimer leur diversité culturelle.

L’on constatera l’heureuse coïncidence cette année avec la commémoration du cinquantenaire du 1er Festival des arts nègres, de 1966, évènement qui consacrait une place centrale à l’île en tant qu’expression réelle de la richesse et de la diversité culturelle.

Cette année un accent particulier sera mis  sur les échanges culturels entre les peuples de la diaspora, afin qu’ils soient mieux impliqués dans la sauvegarde de ce patrimoine mondial que se révèle être l’île, et  qu’ils soient également plus  impliqués dans la vie communautaire en créant de nombreux  réseaux de partenariats. Ici se revendique la construction de l’Afrique avec un grand A !

Il est vrai que, comme toute œuvre humaine, le festival a connu des moments difficiles, après cinq éditions, l’on relevait déjà quelques difficultés comme dans le financement ou encore  l’hébergement et la restauration, mais la culture demeurant cette denrée vendable et exportable a suscité de bonnes réactions en particulier en ce qui concerne l’île vivante de Gorée.

L’avant dernière édition, soit la  6ème en 2013 fût placée sous le signe de la relance avec le Mali comme invité et s’était donné pour  thème “Préservation du patrimoine, enjeux et impact sur le développement local”, lors de la 7eme édition en 2014 l’on a eu droit à la participation d’ environ 400 jeunes qui clamaient haut et fort leur  volonté commune de travailler pour aboutir à la  résolution de tous les problèmes du continent,  en rendant un hommage déférent à Abdou Diouf et à Léopold Sédar Senghor, anciens présidents de la République du Sénégal.

Il faut reconnaître en cela la pertinence du concept qui impulse une dynamique certaine de la conservation du patrimoine commun des africains et un rapprochement salvateur pour le continent. Il leur est rappelé leur histoire commune et la nécessité de ne pas l’oublier en associant les diasporas à une revalorisation.

source: http://www.adiac-congo.com/content/goree-diaspora-festival-54544

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